09 mai 2009
Birdy Nam Nam
Mercredi 6 mai, 20h30 direction l'Olympia. Durant deux jours la salle mythique va être prise d'assaut par les Birdy Nam Nam, groupe électro "so hype", composé de quatre dj parisiens.
Il faut attendre tout de même les 10h30 pour voir les quatre compères massacrer leurs platines. Car deux premières parties étaient censées chauffer la salle. Censer oui, leur prestation m'a laissé, en effet, sans réaction aucune.
Mais le plaisir n'en a été que plus intense dès l'arrivée sur scène des Birdy. L'ambiance a changé comme par magie. Le son propre et pourtant destructuré par la prestation live a mis la salle en transe. Personne ne reste assis quand les tubes des 4 DJ parisiens s'expulsent, avec force, des enceintes géantes. J'en suis sorti Ko debout.
Ajouté à cela un jeu de lumière hypnotique marié avec symbiose à une musique électronique maîtrisée de bout en bout. Tout simplement, énorme! A ne pas rater!
03 mai 2009
Coluche, l'histoire d'un mec...
...ou l'histoire d'un gag qui tourne court.
Un humoriste, que dis-je l'humoriste des années 80, Coluche, s'invite en politique. Des phrases pleuvent et font mouche : « J’arrêterai de faire de la politique quand les hommes politiques arrêteront de nous faire rire ! ».
Le film de De Caunes, montre une joyeuse anarchie s'installer, comme lors de la présentation du comité de soutien à l'improbable candidature du bouffon. Hilarant. Mais aussi, moins drôle, les allusions aux pressions et menaces que Coluche aurait subies. Ainsi que toutes les basses manœuvres des politiciens pour rester entre eux.
Un film qui fleure bon le café du commerce mais qui donne à comprendre, à l'aube de la victoire de la gauche en 1981, la désaffection des électeurs pour la "classe politique".
20 avril 2009
La journée de la Jupe
Un film dont tous mes amis, ou presque, ne cessent de
parler. Dans le réel ou le virtuel.
Je me suis donc décidé à aller le voir. Direction le MK2 BNF à m’enfermer dans une salle obscure aux strapontins érubescents.
Ce film, ou plutôt téléfilm, déjà diffusé sur arte, alterne
entre le drolatique et le dramatique. Il aborde un sujet, l’école, ou plutôt
l’enseignement en zone urbaine sensible, là où s’accumulent toutes les
difficultés : culturelles, cultuelles, sociales.
On y découvre un professeur de français qui tente de faire
cours à des « élèves », si ce mot revêt encore un sens pour qualifier
des adolescents dont le seul idéal se résume en deux mots : « la
thune » et « les meufs ».
Le ressort dramatique tient sur un élément, une arme de poing.
L’un des « élèves » laisse tomber le « gun » dont s’empare
le professeur pour faire enfin son cours de théâtre. Une prise d’otage
s’ensuit. Le film peut commencer à osciller entre résignation du principal,
choix pédagogique ahurissant d’un des professeurs, il donne des cours « sur
le coran de la Mecque » et déni du réel d’un autre, il se fait tabasser mais excuse ses agresseurs.
Je ne retiens, pour ma part, qu’une seule scène de ce film, jouée face caméra par le personnage principal. Une scène que mes parents
auraient reprise à leur compte, celle où le professeur dit à ses élèves que leur seul espoir d'élévation sociale
réside dans ce qu’ils méprisent le plus : l’école républicaine et laïque.
Alors si ce téléfilm peut servir à faire réveiller les
consciences, parfois endormies par la pensée correcte, il aura déjà réussi son
pari. Rien que pour cela il mérite d’être vu.
16 avril 2009
Défense de la Démocratie de Nathan Sharansky
Nathan Sharansky est un "refuzink", soit un dissident juif de l'ex URSS. Il a été emprisonné pour avoir dit ce qu'il pensait à un régime autoritaire.
La Pérestroïka venue, il est libéré et s'envole pour Israël où il effectuera une carrière politique en faveur des droits de l'homme, son cheval de bataille.
C'est de ce thème dont il est question à travers son livre, "Défense de la démocratie". Sharansky est persuadé que la liberté et les droits de l'homme sont universels. Il souhaite à toute personne quel que soit le hasard de sa naissance de vivre libre dans une société ouverte. A cette société libre il oppose les sociétés de la peur, là où il n'est pas permis de crier sur la place publique son mépris du pouvoir en place.
Sharansky démontre que la démocratie ne peut advenir dans une société de la peur et qu'avant d'élire des représentants il est nécessaire de construire une société ouverte, pluraliste où le débat est libre. C'est ce qu'il a tenté de proposer aux dirigeants israéliens et palestiniens durant les années 90, cela malheureusement sans résultat. Car selon l'auteur édifier une société ouverte et libre en Palestine serait promouvoir une paix véritable au Proche Orient. On en est encore très loin...
14 avril 2009
The Curious Case Of Benjamin Button
Le dernier film de David Fincher est un conte. Un film étrange. Une histoire d'amour impossible. Un film qui parle du temps qui passe...inexorablement.
Que l'on vieillisse ou rajeunisse.
C'est le cas, atypique du héros. Il naît vieillard et grabataire, il devient sénile, enfant, et trouve la mort, nourrisson. Entre temps sa vie aura croisé la mort des êtres qui lui sont chers.
Un curieux film qui se laisse regarder et apprécier, le tout étant de se laisser emporter.
30 mars 2009
Lectures en cours
Nous autres, moderne d'Alain Finkielkraut
Défense de la Démocratie de Nathan Sharansky
L'islam radical à la conquête du monde de Daniel Pipes
De l'inconvénient d'être né de Cioran
20 mars 2009
Fascisme et communisme
Ernst Nolte et François Furet. Le fascisme et le communisme. Une relation épistolaire. Deux pensées en action. Deux visions du monde des idées qui ont façonné le réel du XX siècle.
Pour le premier, le fascisme, particulièrement le national-socialisme, est une réaction à la révolution bolchévique. D'où de 1917 à 1945, une guerre civile en Europe. Pour le second, le fascisme est une révolution à lui tout seul. Il ne s'inscrit pas dans la tradition contre-révolutionnaire. Il souhaite un autre futur possible à l'image de son jumeau le communisme. Sauf que ce dernier part d'un postulat du "bien", apporter l'égalité au monde, quitte à le faire par le sang et le fer.
Fascisme et communisme est donc un petit livre, court, qui en quelques lettres échangées, entre deux grands historiens, apportent aux débats d'idées une réflexion plus qu'intéressante pour comprendre deux mouvements totalitaires et mortifères.
13 mars 2009
La défaite de la pensée, par Alain Finkielkraut
Alain Finkielkraut a écrit un ouvrage resté célèbre,
"la défaite de la pensée". Un véritable bijoux. Une ode à
l'universalisme. Mais pas le niais, celui qui s'appuie sur "tout le monde
il est beau il est gentil", non le vigilant, celui qui met au premier plan
l'individu et sa liberté.
Finkielkraut analyse en premier lieu comment l'universalisme français des Renan
et autre Fustel de Coulanges fait face à la nation allemande.
Pour les premiers, votre pays est celui en lequel vous croyez, peu importe si
vous y êtes né, vous partagez avec lui une destinée manifeste. Pour les
seconds, ce qui compte c'est votre appartenance ethnique, vous êtes citoyen par
essence, ici, point de devenir libre.
Finkielkraut déconstruit ensuite le tout culturel et le relativisme ambiant.
Ici tout se vaut, donc plus rien n'a de valeur. Comment être ébloui par une
oeuvre d'art si le moindre pitre télégénique se prend pour Michel-Ange? Comment
sélectionner, hiérarchiser, mettre en avant le sublime et non l'éphémère de la
dictature immédiateté?
A-t-on le choix qu'entre le zombie, celui qui ne sait plus distinguer le beau
du médiocre, ou le fanatique celui qui ramène tout à son identité? Dernière
question à laquelle il faudra bien trouver une réponse…
Pour aller plus loin, Jean Robin consacre un livre à cet auteur important, où
la promotion de l'ouvrage est faite par des interviewés de toutes tendances. A
voir.
21 février 2009
Comme le fantôme d'un jazzman...
Une couverture aux couleurs chatoyantes où se dessine une silhouette aguicheuse.
Un petit roman ou une grande nouvelle issue du cerveau de Maurice G. Dantec.
Un projet mort né qui revient à la vie après avoir été enterré quelques années.
Une histoire qui se lit bien et où on se laisse porter facilement par le narrateur.
Un road novel de France en Asie en passant par l'Afrique.
Une histoire métaphysique mettant en scène des morts tout à fait vivant et des vivants déjà morts.
A lire, tout en gardant espoir qu'un éventuel digne successeur de Villa Vortex surgisse de Montréal.
16 février 2009
Comment le web change le monde de Francis Pisani et Dominique Piotet
Francis Pisani tient à jour le blog des nouvelles
technologies, Transnet, hébergé
par Le Monde. En avril 2008 il a envoyé son ouvrage, Comment le web change
le monde, gratuitement
à plusieurs internautes dont celui qui tape ces quelques lignes.
J'ai mis du temps, d'autres lectures m'ont accaparé, mais j'ai enfin terminé ce
livre qui trace les contours du web d'aujourd'hui et de demain. Un livre où
Pisani et son complice décrivent une structure en mutation, passée d'un contenu
statique, la première décennie du Web à un outil participatif et dynamique, le
fameux Web 2.0 en passe d'être déjà démodé.
Pisani explique comment les wiki, blogs et autres réseaux sociaux sont en train
de modifier nos rapports sociaux que ce soit avec nos amis ou nos collègues au
bureau.
Ce livre peut être mis en relation avec celui de Thierry Crouzet sur la
politique et le Web. Dans ces deux ouvrages c'est la fin des hiérarchies
verticales et la naissance du réseau horizontal qui est mis en exergue.
Reste maintenant à trouver un modèle économique, qui semble être le
"gratuit publicitaire", pour pérenniser le tout.
Quant à la nouvelle génération web, Pisani la voit comme celle où la mobilité et
le "on line" seraient accrus. Il parle même de «mobiquité ». Mais là
c'est une autre histoire...






