06 septembre 2009
Inglourious basterds
Affreux, sale et méchant.
A la sortie de ce film me sont venus ces trois adjectifs. Affreux, comme la violence banale qui s'en dégage. Sale, comme toutes les guerres, particulièrement celles où la délation est reine. Méchant, comme Le personnage nazi de ce film "tarantinesque".
Un film sur la vengeance, où la musique comme à l'accoutumée, chez Tarantino, colle parfaitement à l'image.
Un film "splendiose" aurait dit un ami. Un film non dénué de burlesque grand guignol. Un film à voir.
26 juillet 2009
Bronson
Il est parfois plus intéressant de voir des films, seul. On y entre entièrement. On se laisse porter et prendre. Ce qui n'est pas le cas dans un multiplex. Ici certains rient, d'autres mangent du pop-corn, aussi la concentration sur l'écran est plus difficile.
Pour autant je suis sorti intrigué et retourné par ce film étrange qu'est Bronson. Un film esthétique où le seul regret est la puissance sonore de la musique, même si celle-ci se marrie très bien avec l'image projetée.
Bronson est un film sur un détenu où le plus important n'est pas l'histoire, soit un homme violent souhaitant devenir célèbre par la grâce de ses poings. Un film que mes amis ont qualifié de navet et qui pour moi recèle certes quelques longueurs mais se laisse apprécier pour ses mouvements de caméra, ses cadrages réussis, et le jeu remarquable de l'acteur principal.
Il est certain que si je l'avais vu seul ce film m'aurait emporté, mais il m'a déjà touché, et c'est là l'essentiel...
17 mai 2009
Millénium
Millénium est un thriller, ce genre de films où tout repose sur le suspens qui va crescendo. Mais c'est avant tout un roman que Copeau, il y a fort longtemps, quand les blogs avaient une certaine audience, m'avait donné envie de lire. Comme le roman m'était tombé des mains, j'ai préféré, par facilité, voir son adaptation sur grand écran. D'autant plus que dans les salles obscurs, on peut être bien accompagné...
Je n'ai pas été déçu, ni enchanté. Un bon film de tueur en série. Des beaux paysages en Suède, pays rarement mis à l'honneur sur grand écran. A noter la langue viking qui me laisse toujours sans voix. Même le néerlandais sonne mieux. Bref. A voir pour passer un agréable moment et l'oublier dès les lumières allumées...
03 mai 2009
Coluche, l'histoire d'un mec...
...ou l'histoire d'un gag qui tourne court.
Un humoriste, que dis-je l'humoriste des années 80, Coluche, s'invite en politique. Des phrases pleuvent et font mouche : « J’arrêterai de faire de la politique quand les hommes politiques arrêteront de nous faire rire ! ».
Le film de De Caunes, montre une joyeuse anarchie s'installer, comme lors de la présentation du comité de soutien à l'improbable candidature du bouffon. Hilarant. Mais aussi, moins drôle, les allusions aux pressions et menaces que Coluche aurait subies. Ainsi que toutes les basses manœuvres des politiciens pour rester entre eux.
Un film qui fleure bon le café du commerce mais qui donne à comprendre, à l'aube de la victoire de la gauche en 1981, la désaffection des électeurs pour la "classe politique".
20 avril 2009
La journée de la Jupe
Un film dont tous mes amis, ou presque, ne cessent de
parler. Dans le réel ou le virtuel.
Je me suis donc décidé à aller le voir. Direction le MK2 BNF à m’enfermer dans une salle obscure aux strapontins érubescents.
Ce film, ou plutôt téléfilm, déjà diffusé sur arte, alterne
entre le drolatique et le dramatique. Il aborde un sujet, l’école, ou plutôt
l’enseignement en zone urbaine sensible, là où s’accumulent toutes les
difficultés : culturelles, cultuelles, sociales.
On y découvre un professeur de français qui tente de faire
cours à des « élèves », si ce mot revêt encore un sens pour qualifier
des adolescents dont le seul idéal se résume en deux mots : « la
thune » et « les meufs ».
Le ressort dramatique tient sur un élément, une arme de poing.
L’un des « élèves » laisse tomber le « gun » dont s’empare
le professeur pour faire enfin son cours de théâtre. Une prise d’otage
s’ensuit. Le film peut commencer à osciller entre résignation du principal,
choix pédagogique ahurissant d’un des professeurs, il donne des cours « sur
le coran de la Mecque » et déni du réel d’un autre, il se fait tabasser mais excuse ses agresseurs.
Je ne retiens, pour ma part, qu’une seule scène de ce film, jouée face caméra par le personnage principal. Une scène que mes parents
auraient reprise à leur compte, celle où le professeur dit à ses élèves que leur seul espoir d'élévation sociale
réside dans ce qu’ils méprisent le plus : l’école républicaine et laïque.
Alors si ce téléfilm peut servir à faire réveiller les
consciences, parfois endormies par la pensée correcte, il aura déjà réussi son
pari. Rien que pour cela il mérite d’être vu.
14 avril 2009
The Curious Case Of Benjamin Button
Le dernier film de David Fincher est un conte. Un film étrange. Une histoire d'amour impossible. Un film qui parle du temps qui passe...inexorablement.
Que l'on vieillisse ou rajeunisse.
C'est le cas, atypique du héros. Il naît vieillard et grabataire, il devient sénile, enfant, et trouve la mort, nourrisson. Entre temps sa vie aura croisé la mort des êtres qui lui sont chers.
Un curieux film qui se laisse regarder et apprécier, le tout étant de se laisser emporter.
04 janvier 2009
Mesrine 1 et 2
Vu dernièrement les deux films sur Mesrine. L'instinct de mort et L'ennemi public numéro 1.
Autant le premier volet donne à comprendre la genèse du criminel. Autant le second accumule les scènes de hold-up et de courses poursuites. Un brin lassant. Le tout en s'efforçant de créer un personnage pseudo révolutionnaire. Un nouveau Che prêt pour les brigades rouges? Peut être pour concurrencer le dernier film de Soderbergh...A voir si on s'ennuie...
19 octobre 2008
99 francs
Après être vite passé devant l'indigence de Babylon AD, dernier film de Kassovitz. Dantec est toujours autant inadaptable au cinéma.
Après être resté ému par le cinéma "germanoprantin" de Klapisch, avec Paris. Capitale au demeurant très photogénique.
C'est devant 99 francs, le film, que mon regard s'est attardé. Un film psychédélique où je n'ai pas retrouvé le roman de Beigbeder, lu il y a plus de six ou sept ans. Mais la caméra de Kounen s'est révélée efficace, tout comme les délires de Dujardin. Le genre de film qui me parle. Ne serait-ce qu'avec cette accroche : "tout est provisoire..."
06 septembre 2008
The Dark Knight
Le dernier Batman, second volet d'une trilogie qui narre la genèse du héros masqué à pris corps devant moi sur grand écran.
Un film où j'ai eu plaisir à redécouvrir un acteur, Christian Bale, que j'ai apprécié pour ses rôles dans American Psycho, Equilibrium ou encore The Machinist.
The Dark Knight est un film efficace où l'on s'ennuie peu, un bon divertissement en somme.
Mais un film aussi, parfois sombre, parfois drôle, parfois mièvre, qui n'arrive pas selon moi à se terminer, sa fin se faisant terriblement attendre.
18 août 2008
Deux films vus ...et oubliés...
Le premier, pour continuer un aperçu en images de l'œuvre de Bret Easton Ellis. Après l'excellent American Psycho, mes yeux se sont posés sur The rules of attraction, un teenage movie qui se laisse regarder mais qui ne rentrera pas dans l'histoire de ces films qui vous restent longtemps en mémoire bien après le générique passé.
Le second, conseillé par les farfelus du CGB, Street Kings, avec Keanu Reeves. Un film de flics sur lequel mes yeux se sont reposés après quelques lectures obligatoires...Un bon polar mais assez prévisible où le jeu des acteurs est assez bluffant. A voir quand on veut tuer ce temps qui file si vite...







