18 novembre 2005
"Civil War" : Revue de liens numériques 2
Millière : Mal à la France
Média-Ratings : Emeutes françaises : les errements de certains médias
ZEk II : Tout le monde veut la guerre
Vincent Bernard : Au bout du chemin, la tyranie...
Hertoghe : Banlieusard, veinard !
Pliczer :la libanisation de la France
Lemennicier : Les bienfaits des violences urbaines
Sur un air de Kraftwerk : Man-Machine
10 novembre 2005
Retour vers le passé
En ce moment je reclasse ce blog resté en jachère pendant tout un été, histoire de trouver plus rapidement mes billets et mettre aussi à jour des liens devenus obsolètes.
A ma grande surprise je suis retombé sur ce court texte écrit le 13 fevrier 2005. Il convient il me semble à ce qui se passe aujourd'hui en France.
Sur un air de Sepultura : Roots
"Civil War" : Revue de liens numériques
Depuis le réveil des barbares, mes pérégrinations numériques me mennent vers des liens où l'on tente de comprendre ce qui est en train d'advenir. Il me semble par ailleurs que le compte à rebours est déclenché avant le choc des futures présidentielles. Il reste donc trois possibilités: Fuir ce pays en ruine, s'armer pour se défendre, enfin courber l'échine dans la dhimitude...
Finkielkraut : "Le pogrom est l'avenir de l'homme"
Monnerat : "Conflit de cinquième génération"
Le Stalker : "Civil War"
Lafronde : "La France occupée version 1.5"
Alpozzo : "La république des sous sols"
Oulahbib : "Emeutes"
Taranne : "L'individu est mort"
Compte à rebours : Jour J moins - 542
Sur un air de Smashing Pumpkins : The Killer in me
07 novembre 2005
Tout Va Bien...
Il est 8 heure p.m. Les transports ne roulent toujours pas
en zone occupée. Les discours fusent. Au travail, dans le métro intra-muros,
dans les radios, les télévisions...Beaucoup de paroles pour pas grand
chose...N'est-ce pas monsieur le diplomate ?
Quant aux sirènes elles continuent de chanter leur deux tons.
Accompagnées ce soir au dessus de ma tête par le bruit des hélicoptères. Serait-on à Bagdad, Sarajevo,
Grozny ou comme dit mon frère simplement à Gaza?
Le plus remarquable ce sont les regards que l'on croise. Certains apeurés,
d'autres noirs. Comme la couleur de peau de ceux qui vivent des ces quartiers
pauvres. Des regards parfois aussi interrogateurs et surpris. Que fait ce
"gaouri" dans cette banlieue où le monde entier se cotoie sans se voir? A
l'exception notable des blancs fort peu représentés. C'est étrange comme
sensation. Etre en minorité à cause de sa couleur de peau. Avant c'était
seulement dû à son patronyme.
Immigré un jour, immigré toujours...
Sans Bande Son
A chaud dès le matin...
Des milices s'organisent à quelques pas de chez moi.
Un auteur exilé avait déjà tout prévu.
La presse excuse les barbares, les politiques causent toujours.
Une voiture brûle au bout de ma rue.
Mon colocataire rentre son van dans le pavillon.
La haine monte en moi.
Je vais prendre mon RER pour gagner mon Smic.
Les sirènes continuent de hurler. Il est 7h 56 AM.
Ici c 'est no futur.
Sans musique ni parole.
05 novembre 2005
Zone occupée
"Alors comment ça se passe en zone occupée? dans ces moments t'es content de ne pas avoir de voiture"
Ce SMS d'une amie de province envoyé grâce au dialogue des machines prend tout son sens quand on vit au jour le jour ces actes de barbarie. Le hic c'est que cela fait des années que c'est le cas et que personne ne s'en offusque. Les responsables ne seront pas déférés devant la justice. Pire! On les rassure, ce ne sont que des victimes d'un système discriminant.
Il m'arrive encore de lire notre presse et comme à chaque fois je prends peur : ici ou là par exemple. Pour être totalement juste, parfois les journalistes se réveillent et enlèvent leur oeillères.
Mais le ton est donné, le bouc émissaire tout trouvé. Virer le du gouvernement et tout rentrera dans l'ordre. Pathétique! Autant mettre à la porte tous les responsables politiques depuis trente ans. Cela ne serait que justice!
Il reste néanmoins des solutions. Celle-ci par exemple: la tolérance zéro.
Et
si l'Etat n'est pas capable de remettre de l'ordre, laisser les
habitants de ces quartiers assurer eux même leur sécurité. "N'oublions pas que quand les armes sont hors la loi seuls les hors la loi ont des armes".
Sur un Air de Wagner : Entrance Of Gods Into Valhalla