25 mai 2009
"L’islam radical à la conquête du monde" de Daniel Pipes
Daniel Pipes est un spécialiste de l’islam. Il a étudié et vécu dans des sociétés islamiques. Il sait donc de quoi il parle.
Dans son livre, l’islam radical à la conquête du monde , il démontre que celui-ci est une excroissance contemporaine de l’islam. Une version politique où la loi est plus importante que la Foi. L’islam radical est plus qu’une simple religion monothéiste née dans le désert arabe.
L’islam traditionnel se veut une foi contraignante pour tout croyant musulman par delà les frontières. L’islam radical, lui, souhaite imposer une loi sur un territoire donné, habité ou non par une majorité de musulmans.
Alors que l’islam souhaite enseigner aux individus comment être plus proche d’une entité supérieur, l’islam radical, lui, fait tout pour créer un nouvel ordre social. Pour ce faire il s’inspire de mouvements politiques occidentaux, tel le fascisme, ou le communisme. Il en est le dangereux héritier.
L’islam traditionnel, celui des mes aïeux, n’a plus le vent en poupe, l’islam radical a lui la côte dans les banlieues des grandes villes occidentales. L’islam traditionnel est le fruit d’une confrontation d’érudits religieux, l’islam radical est le plus souvent le fait de jeunes gens, étudiants en sciences, anciens élèves d’universités occidentales. Ces jeunes gens « oxydentalisés », sans repères, sont en recherche de transcendance, d’un idéal, même si celui-ci est autodestructeur.
Tous ceux qui ont grandit avec ces futurs islamistes l’ont vu, la plupart de ces radicaux n’ont aucune connaissance de la Foi, leur but n’est pas de trouver une Voie personnelle vers l’inexpliqué mais d’imposer une loi contraignante aux autres.
Enfin les musulmans sont les premières victimes des islamistes. Ceux-ci ne souhaitent pas que leurs coreligionnaires entrent dans la modernité. Ils veulent le pouvoir, rien que le pouvoir, tout le pouvoir.
Aussi, l’islam est au cœur d’une bataille. Un bataille pour son âme. Une bataille qui se doit d’être gagnée par les musulmans modérés et les non musulmans alliés contre ce troisième totalitarisme.
Daniel Pipes a raison quand il dit : « L’islam radical est le problème, l’islam modéré est la solution ». Il souhaite juste défendre Massoud contre Ben Laden.
17 mai 2009
Millénium
Millénium est un thriller, ce genre de films où tout repose sur le suspens qui va crescendo. Mais c'est avant tout un roman que Copeau, il y a fort longtemps, quand les blogs avaient une certaine audience, m'avait donné envie de lire. Comme le roman m'était tombé des mains, j'ai préféré, par facilité, voir son adaptation sur grand écran. D'autant plus que dans les salles obscurs, on peut être bien accompagné...
Je n'ai pas été déçu, ni enchanté. Un bon film de tueur en série. Des beaux paysages en Suède, pays rarement mis à l'honneur sur grand écran. A noter la langue viking qui me laisse toujours sans voix. Même le néerlandais sonne mieux. Bref. A voir pour passer un agréable moment et l'oublier dès les lumières allumées...
09 mai 2009
Birdy Nam Nam
Mercredi 6 mai, 20h30 direction l'Olympia. Durant deux jours la salle mythique va être prise d'assaut par les Birdy Nam Nam, groupe électro "so hype", composé de quatre dj parisiens.
Il faut attendre tout de même les 10h30 pour voir les quatre compères massacrer leurs platines. Car deux premières parties étaient censées chauffer la salle. Censer oui, leur prestation m'a laissé, en effet, sans réaction aucune.
Mais le plaisir n'en a été que plus intense dès l'arrivée sur scène des Birdy. L'ambiance a changé comme par magie. Le son propre et pourtant destructuré par la prestation live a mis la salle en transe. Personne ne reste assis quand les tubes des 4 DJ parisiens s'expulsent, avec force, des enceintes géantes. J'en suis sorti Ko debout.
Ajouté à cela un jeu de lumière hypnotique marié avec symbiose à une musique électronique maîtrisée de bout en bout. Tout simplement, énorme! A ne pas rater!
03 mai 2009
Coluche, l'histoire d'un mec...
...ou l'histoire d'un gag qui tourne court.
Un humoriste, que dis-je l'humoriste des années 80, Coluche, s'invite en politique. Des phrases pleuvent et font mouche : « J’arrêterai de faire de la politique quand les hommes politiques arrêteront de nous faire rire ! ».
Le film de De Caunes, montre une joyeuse anarchie s'installer, comme lors de la présentation du comité de soutien à l'improbable candidature du bouffon. Hilarant. Mais aussi, moins drôle, les allusions aux pressions et menaces que Coluche aurait subies. Ainsi que toutes les basses manœuvres des politiciens pour rester entre eux.
Un film qui fleure bon le café du commerce mais qui donne à comprendre, à l'aube de la victoire de la gauche en 1981, la désaffection des électeurs pour la "classe politique".

