20 avril 2009
La journée de la Jupe
Un film dont tous mes amis, ou presque, ne cessent de
parler. Dans le réel ou le virtuel.
Je me suis donc décidé à aller le voir. Direction le MK2 BNF à m’enfermer dans une salle obscure aux strapontins érubescents.
Ce film, ou plutôt téléfilm, déjà diffusé sur arte, alterne
entre le drolatique et le dramatique. Il aborde un sujet, l’école, ou plutôt
l’enseignement en zone urbaine sensible, là où s’accumulent toutes les
difficultés : culturelles, cultuelles, sociales.
On y découvre un professeur de français qui tente de faire
cours à des « élèves », si ce mot revêt encore un sens pour qualifier
des adolescents dont le seul idéal se résume en deux mots : « la
thune » et « les meufs ».
Le ressort dramatique tient sur un élément, une arme de poing.
L’un des « élèves » laisse tomber le « gun » dont s’empare
le professeur pour faire enfin son cours de théâtre. Une prise d’otage
s’ensuit. Le film peut commencer à osciller entre résignation du principal,
choix pédagogique ahurissant d’un des professeurs, il donne des cours « sur
le coran de la Mecque » et déni du réel d’un autre, il se fait tabasser mais excuse ses agresseurs.
Je ne retiens, pour ma part, qu’une seule scène de ce film, jouée face caméra par le personnage principal. Une scène que mes parents
auraient reprise à leur compte, celle où le professeur dit à ses élèves que leur seul espoir d'élévation sociale
réside dans ce qu’ils méprisent le plus : l’école républicaine et laïque.
Alors si ce téléfilm peut servir à faire réveiller les
consciences, parfois endormies par la pensée correcte, il aura déjà réussi son
pari. Rien que pour cela il mérite d’être vu.
16 avril 2009
Défense de la Démocratie de Nathan Sharansky
Nathan Sharansky est un "refuzink", soit un dissident juif de l'ex URSS. Il a été emprisonné pour avoir dit ce qu'il pensait à un régime autoritaire.
La Pérestroïka venue, il est libéré et s'envole pour Israël où il effectuera une carrière politique en faveur des droits de l'homme, son cheval de bataille.
C'est de ce thème dont il est question à travers son livre, "Défense de la démocratie". Sharansky est persuadé que la liberté et les droits de l'homme sont universels. Il souhaite à toute personne quel que soit le hasard de sa naissance de vivre libre dans une société ouverte. A cette société libre il oppose les sociétés de la peur, là où il n'est pas permis de crier sur la place publique son mépris du pouvoir en place.
Sharansky démontre que la démocratie ne peut advenir dans une société de la peur et qu'avant d'élire des représentants il est nécessaire de construire une société ouverte, pluraliste où le débat est libre. C'est ce qu'il a tenté de proposer aux dirigeants israéliens et palestiniens durant les années 90, cela malheureusement sans résultat. Car selon l'auteur édifier une société ouverte et libre en Palestine serait promouvoir une paix véritable au Proche Orient. On en est encore très loin...
14 avril 2009
The Curious Case Of Benjamin Button
Le dernier film de David Fincher est un conte. Un film étrange. Une histoire d'amour impossible. Un film qui parle du temps qui passe...inexorablement.
Que l'on vieillisse ou rajeunisse.
C'est le cas, atypique du héros. Il naît vieillard et grabataire, il devient sénile, enfant, et trouve la mort, nourrisson. Entre temps sa vie aura croisé la mort des êtres qui lui sont chers.
Un curieux film qui se laisse regarder et apprécier, le tout étant de se laisser emporter.

