30 mars 2009
Lectures en cours
Nous autres, moderne d'Alain Finkielkraut
Défense de la Démocratie de Nathan Sharansky
L'islam radical à la conquête du monde de Daniel Pipes
De l'inconvénient d'être né de Cioran
20 mars 2009
Fascisme et communisme
Ernst Nolte et François Furet. Le fascisme et le communisme. Une relation épistolaire. Deux pensées en action. Deux visions du monde des idées qui ont façonné le réel du XX siècle.
Pour le premier, le fascisme, particulièrement le national-socialisme, est une réaction à la révolution bolchévique. D'où de 1917 à 1945, une guerre civile en Europe. Pour le second, le fascisme est une révolution à lui tout seul. Il ne s'inscrit pas dans la tradition contre-révolutionnaire. Il souhaite un autre futur possible à l'image de son jumeau le communisme. Sauf que ce dernier part d'un postulat du "bien", apporter l'égalité au monde, quitte à le faire par le sang et le fer.
Fascisme et communisme est donc un petit livre, court, qui en quelques lettres échangées, entre deux grands historiens, apportent aux débats d'idées une réflexion plus qu'intéressante pour comprendre deux mouvements totalitaires et mortifères.
13 mars 2009
La défaite de la pensée, par Alain Finkielkraut
Alain Finkielkraut a écrit un ouvrage resté célèbre,
"la défaite de la pensée". Un véritable bijoux. Une ode à
l'universalisme. Mais pas le niais, celui qui s'appuie sur "tout le monde
il est beau il est gentil", non le vigilant, celui qui met au premier plan
l'individu et sa liberté.
Finkielkraut analyse en premier lieu comment l'universalisme français des Renan
et autre Fustel de Coulanges fait face à la nation allemande.
Pour les premiers, votre pays est celui en lequel vous croyez, peu importe si
vous y êtes né, vous partagez avec lui une destinée manifeste. Pour les
seconds, ce qui compte c'est votre appartenance ethnique, vous êtes citoyen par
essence, ici, point de devenir libre.
Finkielkraut déconstruit ensuite le tout culturel et le relativisme ambiant.
Ici tout se vaut, donc plus rien n'a de valeur. Comment être ébloui par une
oeuvre d'art si le moindre pitre télégénique se prend pour Michel-Ange? Comment
sélectionner, hiérarchiser, mettre en avant le sublime et non l'éphémère de la
dictature immédiateté?
A-t-on le choix qu'entre le zombie, celui qui ne sait plus distinguer le beau
du médiocre, ou le fanatique celui qui ramène tout à son identité? Dernière
question à laquelle il faudra bien trouver une réponse…
Pour aller plus loin, Jean Robin consacre un livre à cet auteur important, où
la promotion de l'ouvrage est faite par des interviewés de toutes tendances. A
voir.

