jugurta

"On n'habite pas un pays, on habite une langue". Cioran

31 mars 2006

Un sage parmi les sages

Il reste dans ce pays des hommes qui malgré l'âge avancé continuent de contribuer au débat d'idées. Qui grâce à leur foi dans la connaissance ont su pérenniser l'héritage de la liberté. Cette notion simple et pourtant si déterminante dans la recherche du bonheur. Jean François Revel en fait sans aucun doute partie. Lui qui rappel justement une évidence : "l'expérience valide la théorie" dans un entretien lumineux accordé au Point.

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26 mars 2006

Dilemme numérique

On me propose aujourd'hui de mettre en lien sur ce blog le jeune parti politique qui vient de se créer le premier mars 2006 : Alternative Libérale. Mettre un lien sur un site permet aux robots de retrouver facilement l'URL dudit site et d'être ainsi bien référencé sur les moteurs de recherches.

Mon dilemme réside dans le fait que je ne crois pas, à l'heure où j'écris ces lignes, en la politique comme solution aux problèmes de la société française puisque les politiques sont justement le Problème. Même si le programme de ce jeune parti correspond en grande parti à mes idéaux de défenseur de la liberté dans tous les domaines de la vie. Il me semble pour l'instant à l'instar de Martin Masse que le principal est de gagner les esprtis et non les votes. Gagner des esprits par la force de l'argumentation alliée à la connaissance.

Je m'en sors donc par une pirouette en ne mettant pas en lien ce jeune parti politique mais en consacrant un court billet à sa venue dans le monde impitoyable de l'"absolutisme inefficace" français.

Sur un air de Dust Brothers : Chemical Burn


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Europe-URSS : même combat?

Après avoir envoyé sur l'océan numérique mon rituel feuillet dominical à eXc,  je voulais revenir ici sur le dernier ouvrage parcouru par mes yeux astigmates en ce début de printemps : l'Union européenne, une nouvelle URSS?  Un ouvrage connu par l'intermédiaire de l'excellent blog du chatborgne (avec lequel je partage presque la même interface graphique) et écrit par un dissident, Vladimir Boukovski.

Un dissident de l'Empire du mal. C'est à dire une personne qui a risqué sa vie, pas en défilant contre des CRS tétanisés par le risque de commettre une bavure, mais en "ouvrant sa gueule" contre une machine répressive qui l'envoie en rééducation dans un hôpital psychiatrique. En d'autres termes un défenseur de la liberté.

Boukovsky s'appuie dans cet essai sur des archives précises qui démontrent le désir des dirigeants du PCUS de réunir l'Europe sous la férule du socialisme grâce à une jolie formule: la maison commune européenne. Cette maison commune voulue par Gorbatchev étant le meilleur moyen pour l'URSS de survivre en annexant sans douleur l'Europe Occidentale toute heureuse de voir les communistes soviétiques devenir enfin des sociaux-démocrates.

En parallèle à ce mouvement de convergence de L'URSS vers la CEE, celle-ci alors simple union économique  prenait le chemin à marche forcée d'une entité bureaucratique, centralisée et non démocratique. La Commission n'est pas élue, Bukovski la compare au Politburo, le parlement est une chambre d'enregistrement (comme notre Assemblée Nationale) dont les pouvoirs sont limités. Tout y est compliqué, tout y est entrave à la liberté.

Bukovski démontre ainsi simplement en 178 pages que si la France est une URSS qui a réussi, il serait judicieux de ne pas en faire de même avec l'Union Européenne. Au risque de voir celle-ci finir elle aussi dans les poubelles de l’Histoire.

Sur un air de l'Hymne National de l'URSS

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19 mars 2006

La convergence des imbéciles

 

Après le mois de Novembre et ses trois semaines d’émeutes dans les ghettos paupérisés franciliens, voici venu un début de printemps érubescent où les flammes ressurgissent à nouveaux de voitures calcinées.

Le but de ces feux de joie printaniers ? Faire reculer le gouvernement sur une « réformette » du code du travail. Une « réformette » qui ne prend pas en compte pour être vraiment efficace l’ensemble des blocages français : lourdeur fiscale qui fait fuir, éducation nationale devenue « fabrique à crétin », secteur non marchand sous dictature syndicale, Etat maman déresponsabilisant l'individu, démocratie confisquée par des hauts fonctionnaires déconnectés du seul paradigme efficient aujourd’hui, à savoir la globalisation.

Tous ces blocages ont une seule et même cause : le manque cruel de liberté.

Ce manque cruel de liberté ne permet pas au secteur marchand de créer des emplois. Ce manque cruel de liberté dans tous les domaines est source de paupérisation avancée. Ce manque cruel de liberté fait le lit de tous les extrêmes. Ce manque cruel de liberté annonce la déflagration prochaine d’une société où chacun essaye de (sur)vivre au dépend de l’autre.

La mobilité sociale source jadis d’intégration est aujourd’hui une chimère. La convergence des imbéciles islamo-gauchistes, heureux de s’exprimer par la violence à défaut de savoir argumenter, fait en parallèle monter à vitesse grand V les rangs des abrutis qui rêvent d’un régime autoritaire sous l’égide d’un homme providentiel.

Il ne sert donc à rien d’entamer le dialogue avec les adeptes du triptyque rouge vert brun. Leur schéma idéologique est tout entier dirigé contre la liberté. Du doute, de la remise en question sans cesse renouvelée, de cette destruction créatrice qu’est la foi en la connaissance, ils n’ont que faire.

Leur pensée s’est arrêtée en 1848 avec Le Manifeste du Parti Communiste. Ils seraient plus avisés de lire La Solution Libérale, ouvrage écrit en 1984 par un certain  Guy Sorman.

Sur un air de  Rockik.com

 

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11 mars 2006

Pourquoi il faut fuir le Titanic France ?

« La France est une URSS qui a réussi » Jacques Lesourne

« La France est une Amérique qui a foiré » Maurice G. Dantec

Dans un peu plus d’un an, c'est-à-dire un battement de cils, la France s’apprêtera à vivre une élection que tous les commentateurs politiques savent majeure. Majeure car elle détermine l’avenir du pays. Majeure car elle permet d’accéder à la plus haute magistrature de la République. Majeure car elle arrive après le « krach civil » du 21 avril 2002. Majeure car elle se situe dans un contexte de délabrement (émeutes urbaines, chômage de masse, antisémitisme et antiaméricanisme outrancier) d’une société cacochyme.

Une société malade car les plus entreprenants s’exilent. Et ceux qui restent ont un seul espoir, entrer dans la Fonction Publique (la planque) et devenir un privilégié dont le salaire dépend des impôts prélevés sur les bénéfices du secteur marchand. Un secteur marchand de plus en plus atone et qui par conséquent ne pourra plus abreuver de ses liquidités tous les rapaces venus dépecer la charogne France.

C’est pourquoi il faut fuir tant qu’il est encore temps. Fuir parce que lâche, certes, mais fuir aussi pour survivre. Simple constat darwinien. L’oxydentalisation a gangrené le corps social. « Pourquoi perdre sa vie à la gagner » tel est devenu le credo des amis de la décroissance dont l’horizon indépassable est la « glandouille ». Après la société du spectacle voici celle des loisirs dans des villes musées.

Amusez-vous bien !! mesdames, messieurs, mais sans moi. Amusez-vous bien dans votre (im)monde où les amateurs de la droite autoritaire répondront aux islamo-gauchistes. Tout cela dans une surenchère de l’immonde aux exhalaisons méphitiques. En un mot la barbarie est l’horizon indépassable du devenir français.

Un devenir qui mettra aux prises des candidats à la présidentielle tous plus ou moins ouvertement hostiles à la liberté, aux Etats-unis d’Amérique et bien entendu souvent antisionistes voir antisémites.

Les laisser s’entretuer est la seule solution. N’oublions pas que « l’espoir ne peut renaître que des ruines », voir l’attitude de GW Bush Jr dans les gravats encore fumants de Ground Zero.

N’oublions pas que si l’Histoire ne se répète pas forcément, elle nous donne souvent des leçons : la France ne s’est jamais réformée sans haine, sans violence, sans douleur…1789-1830-1848-1870-1914-1940-1968....

Il est temps de prendre sa bouée, son canot de sauvetage, construire un radeau de fortune s’il faut et faire comme les premiers hébreux prendre simplement mais fermement le chemin de l’Exode.

Sur un air de Bob Marley : Exodus

Autres notes crosspostées sur eXc

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04 mars 2006

Hommage à Philippe Muray

Un grand penseur est parti. Mais ses idées restent. Son humour aussi flotte dans l'air en ce samedi matin .
Son style corrosif, sa plume acérés m'ont fait passer des nuits blanches. Je pars au travail avec sous le bras Chers djihadistes ou comment démontrer que la lutte à mort entre les fous d'Allah et les démocraties libérales est un jeu de dupe à somme nulle. Où que vous soyez, merci Philippe, pour votre oeuvre.

Extraits:

"Vous êtes les premiers barbares à  s'en prendre à des Vandales; les premiers incendiaires en concurrences avec des pyromanes (...) vos démolitions s'effectuent en toute illégalité et s'attirent un blâme quasi unanime. Tandis que c'est dans l'enthousiasme général que nous mettons au point nos tortueuses innovations(...)Nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts"

Posté par jugurta à 08:48 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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