jugurta

"On n'habite pas un pays, on habite une langue". Cioran

25 février 2006

Un sentiment de malaise

Vendredi soir, 24 février 2006, 18 h, départ du bureau, métro Colonel Fabien. Direction à vive allure vers les Champs, ambassade du Danemark, défense de la liberté oblige. Arrivé essoufflé, la foule  disparate, peu nombreuse, n'a pu atteindre  le territoire danois  quadrillé par les forces de l'ordre.  Là, des hommes et femmes attentifs entourés de drapeaux bleu blanc rouge, danois et celtes. Beaucoup de personnes âgées, peu de jeunes, quelques crânes rasés, des identitaires, des militants MNR et d'autres encore écoutent difficilement des orateurs inaudibles car sans micro.

Aux cris de "bleu blanc rouge", "la France aux français", "Turquie dehors", un sentiment indicible de malaise m'a submergé. Aucune envie d'entreprendre la moindre discussion avec des militants ânonnant leurs slogans débiles. Toutefois rien que pour ne pas laisser la défense de cette valeur indépassable qu'est la liberté, aux extrémistes de tous bords je me devais d'être présent. En gardant toujours à l'esprit cette maxime de Georges  Brassens " au-delà de quatre on est une bande de cons"...

Sempiternel rituel, la manif se termine avec la Marseillaise. Las, je quitte les militants de la droite dure, désenchanté  mais impatient de  retrouver le sourire d'une jolie brune qui m'attend à Saint Michel.

Sur un air de Miossec : Evoluer en troisième division

Posté par jugurta à 14:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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