31 mars 2005
Un peu de ma vie...
Je ne parle jamais de ma vie sur ce carnet de bord numérique. Je n'en ai ni l'envie ni le savoir faire. Pourtant aujourd'hui, je vais transgresser cette règle. Pourquoi? Simplement pour faire part d'un étonnement. Je m'explique.
Il m'arrive ces derniers temps de faire du soutien scolaire à une enfant de cinquième. Du soutien scolaire pour des cours d'Histoire-Géographie. Ma surprise fut totale quand je compris la méthodologie apprise par mon élève, appelée ici X, en classe. Le cahier de celle-ci ne contient pas de cours. Enfin pas des cours comme je les ai connus. Avec une structure, une problématique, des notions de bases, etc...Seuls des documents corrigés s'amoncellent sur ses feuilles A4. Des documents à partir desquels on réécrit à "sa sauce" le cours.
Je ne sais pas ce que vous pensez de cette méthode au plus près de l'élève. Je ne sais quelle fut celle que l'on vous a rabâchée lors de votre parcours scolaire. Ce que j'ai compris par contre c'est que X ne pouvait appréhender de manière efficace les documents sans avoir une base solide. C'est ce que j'essaye de lui inculquer. Suis-je dans le vrai? Attendons pour cela de voir ses futurs résultats.To be continued...
Sur un air de Miossec : Tout compte tout compte fait
30 mars 2005
République banania... la suite
Le Monde fait aujourd'hui sa une sur les élections au Zimbabwe. Un pays comme tant d'autres, où l'on laisse un malade avoir droit de vie et de mort sur sa propre population. L'espérance de vie est de 38 ans, c'est pour dire.Et qu'apprend-on de la bouche du directeur de campagne de la ZANU-PF( le parti de Mugabe dictateur élu à la même moustache qu'un certain Adolphe) William Nhara: "La France mais aussi l'Italie, l'Espagne et dans une certaine mesure l'Allemagne, ont une meilleure compréhension de ce qui se passe ici". En d'autres termes ces "démocraties européennes" ne sont pas hostiles au gouvernement de Harare. On se consolera en se disant que notre "grand pays" n'est pas le seul dans cette galère....To be continued...
interlude
Nous le savions depuis longtemps mais une piqûre de rappel est la bienvenue, pour nous faire savoir que nous vivons bel et bien dans une république Banania. Une république où notre grand leader choisit lui même le programme de la première chaîne d'information publique. C'est par ici que ça se passe...bonne lecture
29 mars 2005
Oui à la constitution...
J'ai donc fait mon choix après avoir lu les arguments des pour et des contre j'ai décidé de voter OUI à la constitution des ...Etats unis d'Amérique. Elle est compréhensible pour le citoyen lambda. Elle ne fait que quelques pages contrairement au dinosaure juridique dont j'ai eu tout le mal du monde à décrypter les différents articles sans m'endormir devant mon écran.
Le 29 mai prochain, j'irai donc dans mon bureau de vote accompagné de mon bulletin fait maison où je donnerai mes arguments pour le OUI à la constitution des Etats Unis d'Amérique (à défaut d'avoir un jour les Etats Unis d'Europe). Ce vote sera compté comme nul. Nulle comme cette Europe que l'on nous mijote sans que personne ne sache vraiment qui fait quoi ( le B.A.BA de toute constitution). J'appel ici donc le lectorat infinitésimal de cette page numérique à bourrer les urnes avec leur inspiration du moment. Toutes les idées sont les bienvenues. To be continued...
Mise à jour du billet: un texte de Jean Louis Caccomo d'une lucidité implacable
Sur un air de Serge Gainsbourg: New York USA
24 mars 2005
Welcome to the unreal world
L'échange. Voila ce qu'aura permis cette technologie dénommée blog. Par une communication en instantanée vous êtes en contact avec des personnes souvent inconnues dans le réel et qui malgré cette abcense, restent très présentes dans votre quotidien.
La lecture de leurs blogues rythme votre existence. Grâce à ces entités vous découvrez des auteurs, des artistes, jusque là inconnus, vous faites face à des concepts que vous n'auriez jamais soupçonnés fiables, vous vous prenez aussi d'affection pour leur quotidien.
Ces lectures prennent-elle de plus en plus de votre temps? Si oui, c'est que vous êtes addict." Welcome to the unreal world"
To be continued....
Sur un air de Samael: Oriental Dawn
22 mars 2005
Corée du Nord-Etat voyou
Quand on termine l'essai de Pierre Rigoulot sur ce goulag à ciel ouvert qu'est devenu le paradis perdu de Kim Jong Il, on se demande avec une pointe de rage, à quoi servent ceux que l'on désigne généralement par le terme pompeux de puissant. Lors de mes virées adolescentes les NOFX hurlaient déjà à mes oreilles leur punks avec cet hymne: how can they sleep at night?
Ce que les spécialistes appellent la Realpolitik laisse sur le carreau des individus qui par un malheureux hasard sont nés sous des latitudes où la vie ne représente rien. Naître dans ces état c'est n'être rien. Même pas un numéro, ou un consommateur comme dans notre "oxydant" chéri, juste rien, nothing, oilou...
Ce court ouvrage (135p) lu entre deux arrêts de tram est accessible au néophyte. Les courts chapitres expliquent brièvement la genèse de ce régime qui se partage la palme de l'horreur avec celui de Karthoum. Un régime basé sur le culte du leader. Une vraie secte au sens le plus horrible du terme. Une organisation sociale où le moindre faux pas vous guide vers la rééducation et la mort à petit feu. Les camps existent encore en 2005. Ils se trouvent dans cette péninsule où vu de l'espace aucune lumière ne luit.
Comme dirait l'inspirateur de ce régime archaique, que faire? Rigoulot démontre simplement que la compromission avec des illuminés ne sert à rien. Les tonnes d'aides déversées pour enrayer la famine endémique n'ont fait que maintenir ce trou noir dans la pire des situations, le statu quo. Certains pencheront donc logiquement pour la manière forte. Est-ce la solution? Je n'en sais rien.
Une certitude enfin, quand on s'intéresse aux régimes les plus sombres de cette planète, on se rend compte très vite de la chance que l'on a. La chance qu'un jour ses parents aient décidé de prendre un oiseau de fer pour fuir vers un ailleurs un peu moins sombre. To be continued...
Sur un air de Death in Vegas : 23 lies
20 mars 2005
Big brother is watching you
"On passe du journalisme comme conférence au
journalisme comme conversation (Gillmor)." Le phénomène du blogue aura
au moins permis cette avancée: passer de la conférence au débat. Le blogue étant un site personnel très simple à
mettre en ligne, il permet à n'importe qui de faire entendre sa voix. Même si
celle-ci malgré son marché de lecteurs infini, ne risque pas de changer grand
chose.
Autre avantage du blogue, la création d'une communauté. Echanger des idées avec soi même ne mène pas très loin. Avec autrui on met en compétition ses idées sur plusieurs sujets: politiques, littéraires, actualités... Ce qui n'est pas rien. Ceux qui s'inquiètent, ou dénigrent les blogues
dans les cercles journalistiques parisiens, devront s'adapter. Ils se savent
aujourd'hui sous surveillance. Ils ne pourront plus comme autrefois désinformer
sans que cela se sache. Big
Brother is watching you.
Pourtant il faut aussi se rendre compte que cette masse d'information et
de contre information peut provoquer la nausée. Qui croire? Qui manipule qui?
Des questions qui restent en suspens. To be continued...
Sur un air de Gainsbourg: Requiem pour un c..
18 mars 2005
du bon sens
"Aucun patriotisme n'est assez puissant pour retenir des individus qui considèrent qu'ils n'ont aucun avenir dans leur propre pays." Jean Louis Caccomo.
17 mars 2005
Coincidences facheuses
Le hasard existe-t-il vraiment? Parfois on termine
un livre sur la haine grandissante dans nos ghettos et on tombe sur un article
publié dans Le Monde relatant les ratonnades sur des lycéens lors des dernières
manifs. Venus là pour se faire plaisir, les délinquants ont tabassé, volé,
et dépouillé en toute impunité. La majorité de ces voyous sont des afro-magrhébins,
c'est un fait.
Issu d'un quartier et originaire de l'autre côté de la méditerranée j'ai comme
une montée d'adrénaline quand je lis cet article. Comment se fait-il que la
police reste passive? La première des liberté c'est la sécurité de se mouvoir
sans avoir peur de se faire balafrer au détour d'une rue par des gamins en
jogging. Le laxisme ambiant n'a fait que renforcer l'état d'esprit de ces
"teneurs de mur" gavés par des occidentaux qui ont peur de se faire
traiter de raciste à la moindre réplique. Le pire c'est que cette image
nauséabonde véhiculée par les "racailles" déteint sur la majorité des immigrés
qui veulent simplement prendre leur avenir en main.
Le chapitre 8 de l'ouvrage de jacques Salin écrit en 1998 et intitulé La
guerre des rues l'atteste. Seuls les profs d'origine immigrée peuvent faire
preuve d'autorité sur des élèves n'ayant plus l'excuse raciste à brandir. Terrible
constat, on marche sur la tête. Les valeurs d'autorité, de discipline, de goût
pour l'effort, que mon père m'a inculquées sont parties aux oubliettes. Cet ouvrage démontre aussi que les différentes politiques menées n'ont servi à
rien. Au contraire elles n'ont fait que laisser pourrir une situation qui si
rien n'est fait explosera à la figure de tous. Situation résumée par cette formule: "ne pas faire de vagues". Mais jusqu'à quand?
Les solutions existent pourtant, encore faut-il un total renversement de
valeurs. Non un retour en arrière mais l'application stricto sensu de la
loi. Ce qui serait déjà une grande avancée. Tu casses, tu paies! La moindre
incartade dois être punie, à hauteur du délit provoqué. C'est la
politique US de tolérance zéro, qui a fait ses preuves à New York. Devenue
aujourd'hui beaucoup plus sûre que Paris. Il suffit de regarder l'évolution de
l'ancien ghetto, Harlem. Ici on attend un drame avant de réagir. Tout simplement écoeurant.To be continued....
Sur un air de The Dresden Dolls: Good Day
16 mars 2005
interlude
«Le libéralisme, ce serait aussi désastreux que le communisme.»
La dernière perle en date de notre grand leader adoré en réponse à la directive Bolkestein.To be continued...