26 février 2005
Liberté et prostitution
Pour défendre les idées
prônées par la liberté il faut parfois se jeter à l'eau et proposer des
solutions sur certains sujets de sociétés. Le premier à être ici
décortiqué rapidement répond au doux nom de prostitution. Par
ailleurs, ce sujet est en ébauche donc perfectible. Toute proposition
étant considérée comme constructive.
Se servir de son corps comme moyen de subsistance est –il un acte libre
ou imposé par un contexte donné? Répondre à cette question n'est pas le
but d'une réflexion libérale. La réflexion libre se soucie par ailleurs
avant tout des moyens, donc des solutions à apporter et non des buts
qui sont propres à chaque individu. Pour paraphraser le Coran, pas de contraintes en société libre.
Partir de l'idée de liberté c'est prendre acte que tout individu est propriétaire de son corps. Propriétaire absolu donc libre d'en user sans nuire à autrui. La prostitution étant le fait de vendre ses charmes pour de l'argent doit être reconnue comme une profession à part entière. N'oublions pas l'adage tout travail mérite salaire.
Certains nous rétorqueront que l'on choisit rarement de devenir fille ou éphèbe de joie. Certes, mais nous avons toujours le choix de ne pas vendre nos charmes pour de l'argent. Comme pour la délinquance, la responsabilité est le principal corollaire de la liberté. Assumer les conséquences de ses actes, c'est faire sans violences envers autrui tous ce que l'on désir de son corps. Le vendre aux enchères, le mutiler par des tatouages, des piercings ou des implants mammaires…
Mais
comment réglementer cet état de fait? En ne le réglementant pas
justement! En laissant libre court à celles et ceux qui le désirent le
choix de proposer leurs services charnels à celles et ceux qui sont
prêts à y mettre le prix. Deuxième opposition: des proxénètes ne vont
–ils pas se multiplier et profiter de jeunes femmes ou hommes spoliés
et avilis? Dans le contexte d'une société libérée, un "proxénète" ne
serait qu'un employeur comme un autre. Proposant, avec ses employés, il
est vrai des services de nature différente d'un bancaire ou d'un
capitaine d'industrie. Bien entendu si
ceux-ci, violentent leurs salariés, leurs soutirent des sommes et les
rémunèrent mal, la justice devrait en être avisée et prendrait les
sanctions qui s'imposent en regard du contrat signé par les deux
parties. Rien n'empêchera dans l'idéal que la fille de joie devienne
son propre patron. C'est déjà le cas aujourd'hui pour certaines
prestataires de services sexuels au réseau bien étoffé. To be
continued...
Ps: idée qui trouve sa genèse sur le forum des libéraux
Ps2: merci à Lafronde pour la découverte de Korpiklaani