jugurta

"On n'habite pas un pays, on habite une langue". Cioran

18 février 2005

Europe, démocratie et lassitude

Je ne sais pas pour vous, mais mon prochain vote risque d'être le dernier. La dernière fois que je glisserai un bulletin dans une urne quelconque. La quatrième et la dernière fois  sur une durée de deux ans. En quelques années,  je suis passé d'un socialisme marxiste sans lire les penseurs socialistes en un individualisme libertarien en lisant...ces mêmes penseurs socialistes. Ayant eu ce droit depuis peu je me réjouissais de donner enfin mon opinion, en pensant aussi à ceux, qui de l'autre côté de la méditerranée, ne peuvent même pas voter avec leurs pieds.

Aujourd'hui je me demande quelle réponse vais-je donner pour le référendum sur la fameuse constitution. Partagé sur un texte qui est selon moi illisible, bouffi, avec des termes très marqués idéologiquement. Mais qui a le mérite de continuer cette superstructure européenne. Un Super Etat, tout de même, préférable à notre France jacobine. Un vote oui ne serait pour moi qu'un vote par défaut.

Donc pour résumer si le vote se déroulais demain, mon vote se porterais sur la mention nulle. Je mettrais par exemple une photo de pin-up sexy ou j'écrirais un texte en langue berbère.

Enfin, si je ne crois plus en la démocratie c'est parce qu'il me semble qu'"aujourd'hui les politiques n'ont plus que le pouvoir de retarder les mutations". En d'autres termes ils ne servent plus à rien. Or glisser un bulletin c'est conforter cet état de fait, mais c'est surtout vouloir imposer son point de vue à l'autre. Une dictature de la majorité qui se transforme en France en dictature des intérêts corporatistes. To be continued...

Sur un air de No One is innocent : Nomenklatura

Posté par jugurta à 21:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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